Le Baume au Suif Fouetté Poire : ce que ça a vraiment fait à ma peau
Ok, donc. Je vais parler de ce pot de graisse de bœuf que je me mets sur la figure. Ça sonne bizarre, je sais. Mais écoutez. C’est l’hiver, il est 21h passé, j’ai un verre à la main et ma peau ressemblait à une vieille carte de randonnée il y a deux mois. Sèche, un peu tiraillée par endroits, et avec ces plaques rouges qui démangent sur les joues qui apparaissent dès que le mercure descend. J’ai tout essayé. Des crèmes de pharmacie à 25€, des huiles bio, des trucs « barrière » super épais qui laissaient un film blanc et collant. Rien. Ou alors ça marchait deux jours et c’était fini. J’en avais marre.
Et puis je suis tombée sur ce baume au suif fouetté, parfum Poire. Du suif. De la graisse de bœuf. Pour le visage. Mon premier réflexe a été de rigoler. Mon deuxième a été de cliquer, parce que bon, quand t’es désespérée, tu tries moins. Le truc est fait en France avec du suif de bœuf nourri à l’herbe, fouetté pour que ça devienne onctueux. Et le parfum Poire, ils disaient « douceur subtile, fraîche et fruitée ». J’ai commandé en me disant que au pire, ça servirait pour mes coudes.
Pourquoi j’en suis arrivée à mettre du suif sur mon visage
Il faut comprendre le contexte. C’était un mardi, je crois. Ou un mercredi. Un de ces soirs où tu rentres, il fait froid, le chauffage assèche l’air, et ta peau te fait littéralement mal. Une sensation de papier de verre. J’avais cette crème hydratante chic, en tube argenté, qui sentait bon. Elle brûlait. Littéralement. Une picotée folle. Je l’ai jetée. J’étais à court d’idées. Et dans un coin de mon cerveau, il y avait cette idée lue quelque part : le suif, c’est proche du sébum humain. Notre propre gras, en gros. Donc la peau reconnaîtrait le truc, l’absorberait bien. Ça avait un sens bizarre. Logique, mais bizarre. Comme de manger des abats. Tu sais que c’est nutritif mais tu fais la grimace.
J’ai reçu le pot. Petit, simple. Je l’ai ouvert, méfiante. L’odeur. C’est là que j’ai été surprise. Je m’attendais à quoi, au juste ? À du gras de friteuse ? À rien ? En fait, ça sentait… la poire. Mais pas la poire bonbon. Plutôt comme l’odeur d’un fruit mûr sur l’étal du marché, léger, frais, avec juste ce qu’il faut de sucré. Pas envahissant du tout. Presque propre. C’était déjà un bon point. La texture était étrange. Blanche, très épaisse dans le pot, mais dès que tu en prends un peu entre les doigts, ça fond. Littéralement. Ça devient presque huileux, mais pas gras gras. Je ne sais pas comment expliquer. C’était mou, mais pas gluant.
Comment je l’utilise et ce qui s’est passé
La première fois, j’ai fait un test sur une petite zone de la joue. Au cas où. Attente du désastre. Rien. Pas de picotement, pas de rougeur. Juste une peau qui devenait… moelleuse ? C’est le mot qui m’est venu. Moelleuse et calmée. Le lendemain matin, la zone était toujours hydratée. Pas de tiraillement. Alors j’ai tenté le coup sur tout le visage, le soir après le démaquillage. Je prends une noisette, je la fais fondre entre mes paumes – qui étaient tièdes parce que je venais de me laver les mains à l’eau chaude, ce détail a son importance je pense – et je tapote sur mon visage et mon cou. Pas d’étalage en gros gestes, juste du tapotage. Ça pénètre. Vraiment. En cinq minutes, c’est absorbé. Il ne reste pas de film gras, juste une sensation de confort. De peau nourrie, enveloppée. Pas « huilée ».
Les résultats, au bout de quelques jours ? Ma peau ne tiraillait plus le matin. Les plaques rouges sur les joues ont commencé à diminuer. À devenir moins vives, moins sèches. Au bout d’une semaine, elles étaient presque parties. C’est ça le truc fou. J’ai aussi des petits problèmes d’eczéma sur les mains en hiver, des crevasses sur les jointures. Un soir, à court de crème mains, j’en ai mis une petite noisette. Le lendemain matin, les crevasses étaient moins rouges, moins douloureuses. C’est là que j’ai compris que ce baume au suif, c’était pas du marketing. Le pot vient d’une petite boutique Etsy française, juste pour le dire. C’est pas une marque avec un budget pub énorme. C’est juste quelqu’un qui fait ça bien.
Ma peau après quelques semaines de ce baume tallow
Alors maintenant. C’est devenu mon routine du soir. Tous les soirs. Parfois le matin aussi si je sors et qu’il vente. Ma peau est… stable. C’est le mot. Elle n’est plus dans les extrêmes. Elle n’est pas « éclatante » comme dans les pubs – je déteste ce mot – elle est juste normale. En bonne santé. Elle ne fait plus la gueule. Elle ne me fait plus mal. Le bout de mon nez, qui pelait toujours, est lisse. Mes sourcils ne tirent plus quand je les brosse.
Je compare avec les autres trucs que j’ai achetés avant. Ce sérum à l’acide hyaluronique à 40 balles qui me desséchait plus qu’autre chose. Cette crème « riche » qui restait en couche pâteuse. Là, c’est différent. C’est comme si ma peau buvait le truc. Parce que c’est compatible, j’imagine. C’est du gras, notre peau aime le gras, le sien. C’est pas compliqué en fait. On nous a fait croire qu’il fallait des molécules de l’espace. Parfois, il faut juste revenir à des trucs simples. Enfin, simple… du suif fouetté de bœuf nourri à l’herbe, c’est pas non plus de la vaseline. Mais vous voyez l’idée.
Et l’odeur poire ? Elle reste. Discrètement. Sur l’oreiller, le matin, il y a une toute petite trace fruitée. C’est agréable. C’est pas un parfum de synthèse qui t’assomme. C’est juste… là. Frais.
Est-ce que je le rachèterai ?
Oui. Déjà, je suis presque en bas du pot. Et je vais en recommander un. Sans hésiter. J’en ai même parlé à ma sœur, qui a la peau super réactive et qui est aussi sceptique que je l’étais. Je lui ai dit « écoute, ça a l’air dingue, mais essaie ». C’est devenu mon produit de base. Mon truc sûr. Quand tout le reste a échoué, ce baume au suif pour peau sèche et réactive a marché. Point.
Si vous avez la peau qui tiraille, qui rougit au froid, qui est inconfortable, et que les crèmes classiques ne font rien ou empirent les choses… Faites un test. Vraiment. C’est pas cher pour ce que c’est. C’est naturel – enfin, c’est du gras animal, donc si vous êtes vegan c’est mort – et ça fonctionne sur le principe le plus basique qui soit : nourrir la peau avec ce qu’elle reconnaît.
Je ne suis pas une experte. Je suis juste quelqu’un qui avait la peau en vrac en hiver et qui a trouvé une solution. Une solution un peu inattendue, dans un petit pot. Mais qui marche.
Questions qu’on me pose souvent
Est-ce que le suif de bœuf est bon pour le visage ? Oui, enfin pour moi ça l’a été. L’idée, c’est que sa composition est proche de nos propres lipides cutanés. Du coup, la peau sait quoi en faire, elle l’absorbe en profondeur au lieu de le laisser en surface. C’est pas un corps étranger pour elle.
Est-ce que ça bouche les pores ? Alors, moi non. Au contraire. Comme c’est bien absorbé, ça ne laisse pas de film occlusif gras qui pourrait étouffer la peau. Mais bon, je n’ai pas la peau grasse de base. Si tu as la peau très grasse, je ne sais pas. Pour les peaux sèches, sensibles, ça marche.
Ça sent vraiment la poire, ce baume tallow ? Oui, mais c’est subtil. C’est pas un parfum de lessive. C’est frais, fruité, léger. Ça ne sent pas le gras animal du tout. Ça disparaît presque après application. C’est juste agréable au moment où tu l’appliques.
Bref. Si votre peau est capricieuse cet hiver, que vous cherchez un soin naturel hydratant pour peau sensible qui va au-delà de la surface… Celui-là, il vaut le détour. Je ne sais pas quoi vous dire de plus. Ça a réglé mes problèmes. Maintenant, il fait froid dehors, et ma peau, elle s’en fiche. C’est déjà énorme.
