Ce truc au saindoux pour la peau : mon avis sur le baume à la lavande
Okay, écoutez. Je vais vous parler d’un truc. Un truc que j’ai mis sur mon visage. Et c’est du gras de bœuf. Ouais. Du saindoux. Enfin, du tallow comme ils disent en anglais. Ça s’appelle un baume au saindoux fouetté, à la lavande. Je sais, ça sonne bizarre. Moi aussi j’ai fait la grimace au début. Mais attendez. C’est l’hiver, il fait un froid de canard dehors, et ma peau ressemblait à une vieille carte géographique. Sèche, qui tiraille, un peu rouge par endroits. J’en avais marre des crèmes à 50€ qui promettaient monts et merveilles et qui laissaient juste une pellicule grasse. Et puis je suis tombé sur ça.
C’était un soir, tard, genre 23h passé. Je scrollais sur mon téléphone au lit, à moitié endormi, et je suis tombé dans un trou de lapin. Un vrai. Des gens qui parlaient de tallow skincare, de baume au saindoux de bœuf. Je me suis dit, ils sont fous. Mais en lisant, j’ai repensé à ma grand-mère. Pas la française, l’autre, la polonaise. Elle avait toujours des pots mystérieux dans sa cuisine, des graisses animales pour tout : cuisiner, cirer le bois, et oui, pour ses mains. Elle disait que rien ne réparait mieux la peau que ce qui venait de la terre. Je l’avais complètement oublié. Et là, sur cet obscur forum, des gens parlaient exactement de ça. De ce savoir-faire traditionnel qui revient. Traditional tallow skincare. Le comeback du soin naturel. J’ai cliqué sur un lien. C’était une petite boutique Etsy, en France. Le produit était là : Baume au Saindoux Fouetté – Lavande. J’ai hésité. Puis j’ai commandé. Par curiosité. Et un peu par désespoir.
Comment j’en suis arrivé à mettre du gras de bœuf sur ma figure
Alors le colis arrive. Petit pot en verre, étiquette simple. Je l’ouvre. La texture est… bizarre. Pas bizarre bizarre. Mais différente. C’est fouetté, donc c’est aéré, un peu comme de la crème chantilly mais en plus dense. Je plonge un doigt dedans. C’est froid. Puis ça fond littéralement au contact de la peau. Comme du beurre qui quitte le frigo. C’est là que j’ai eu mon premier moment de doute. « Tu vas vraiment étaler ça ? » Mais bon, j’avais payé le truc. Allons-y.
L’odeur. Ah, l’odeur. Ils disent « lavande apaisante, qui favorise le sommeil ». Moi je dis : ça sent la lavande, point. Pas la lavande chimique des produits de lessive. Une lavande vraie, un peu herbacée, un peu… vieille ferme ? C’est difficile à décrire. C’est pas un parfum, c’est une plante. Ça sent bon. Calme, oui. Je l’ai mis le soir, avant de dormir. Sur le visage, sur les mains. Et je me suis couché en me demandant si j’allais me réveiller avec des boutons ou la peau qui brille comme un beignet.
Spoiler : non.
Le matin, ma peau n’était pas grasse. Elle était… tranquille. C’est le mot. Elle ne tiraillait pas. Elle avait bu le truc. C’était la première surprise. La vraie surprise est arrivée après quelques jours. Je vous parle de ma peau en hiver : normalement, c’est la zone de guerre. Là, autour du nez, sur les joues. Rien. Aucune plaque sèche. Mes mains, qui ont l’habitude de se crevasser à force de les laver, étaient lisses. Pas « soyeuses ». Lisses. Point. C’est là que j’ai commencé à me demander pourquoi diable ça marchait. Alors j’ai fait des recherches. Pas des recherches de scientifique. Des recherches de mec qui veut comprendre son pot de crème.
Pourquoi le saindoux pour la peau, ça a du sens en fait
Attendez, il faut que je vous raconte un truc. Le saindoux, le beef tallow, c’est pas nouveau. C’est archaïque. On en a trouvé dans des tombes égyptiennes, pour préserver la peau. Les Romains s’en frottaient dessus après le bain. Nos arrière-grands-mères l’utilisaient, mélangé à des plantes, pour tout soigner : les gerçures, les brûlures, l’eczéma. C’était la pharmacie de la maison. Puis le 20ème siècle est arrivé, avec la chimie, le pétrole, et le marketing. On nous a fait croire que les huiles minérales et les silicones, c’était moderne, c’était propre. Et le pauvre saindoux, c’était devenu le truc de paysan, ringard, presque sale.
Sauf que la biologie, elle, n’a pas changé. La graisse de bœuf nourrie à l’herbe, une fois transformée en saindoux, a une composition lipidique hyper proche de celle du sébum humain. En gros, notre peau reconnaît cette graisse. Elle dit « oh, c’est de la famille ! » et elle l’absorbe en profondeur, au lieu de la laisser en surface comme un film plastique. Elle nourrit, elle répare la barrière cutanée. C’est pour ça que ça marche sur les peaux sèches, les ridules (parce qu’une peau bien nourrie, c’est une peau qui se défend mieux), les mains abîmées. C’est pas magique. C’est logique. C’est juste du bon sens qui revient au galop. Le natural skincare comeback, en fait, c’est souvent un retour à ça. À des matières premières intelligentes, pas transformées à outrance.
D’ailleurs, celui que j’ai, il est fait en France avec du suif de bœuf nourri à l’herbe. Fouetté pour que la texture soit légère. Rien d’autre. Enfin si, de l’huile essentielle de lavande pour l’odeur et ses propriétés. C’est tout. La liste des ingrédients, tu la lis en deux secondes. Ça change des étiquettes où tu comprends que la moitié des mots.
Ma peau après quelques semaines d’utilisation
Alors où j’en suis ? Je suis à la moitié du pot. Je l’utilise tous les soirs. Des fois le matin si je sors et qu’il vente. C’est devenu un réflexe. Le rituel du soir : je me lave le visage, je prends un peu de baume, je le fais fondre entre mes doigts, et je l’applique. Ça sent bon, c’est agréable. C’est un moment calme. Pour les résultats… comment dire.
Je ne vais pas vous dire que j’ai rajeuni de 10 ans. C’est pas ça. Mais ma peau est stable. Elle est confortable. Elle ne me fait plus la gueule à chaque changement de temps. Les petites ridules que je commence à voir au coin des yeux (merci la trentaine) semblent moins « creusées », plus estompées. L’épiderme a l’air plus… costaud ? Plus résilient. Et mes mains. Bon sang, mes mains. Je travaille sur ordinateur, je les lave souvent, l’hiver c’est l’enfer. Là, pas une crevasse. Les coudes aussi, d’ailleurs, qui étaient toujours rugueux. Maintenant ils sont… normaux. C’est bête à dire, mais c’est ça le résultat le plus fou : ma peau redevient normale. Elle fait son job sans chichis.
Est-ce que je ressemble à une pub ? Non. Est-ce que je me sens mieux dans ma peau ? Oui, littéralement. C’est une victoire modeste, mais réelle. J’en ai même offert un pot à ma sœur pour Noël, qui a la peau super sensible et qui est à bout avec les crèmes classiques. Elle m’a envoyé un message la semaine dernière : « C’est quoi ce truc magique ? ». Voilà.
Quelques questions qu’on me pose souvent
Est-ce que le saindoux est bon pour le visage ? Oui, mais faut choisir le bon. Du saindoux de bœuf nourri à l’herbe, bien purifié, comme celui-là. Comme je disais, sa graisse ressemble beaucoup à la nôtre, donc la peau l’accepte bien et l’utilise pour se réparer. C’est pas un comédogène de base, au contraire. Une peau bien nourrie produit moins de sébum en panique.
Ça bouche pas les pores ? Alors, surprise : non. Enfin, ça dépend des gens, mais en général, non. Parce que ça pénètre, ça ne reste pas en surface à étouffer la peau. Si tu mets une couche trop épaisse, oui, ça va briller. Mais une noisette, fondue entre les doigts et tapotée, ça disparaît. Ma peau mixte le supporte très bien, même sur la zone T.
Ça sent vraiment bon la lavande ? Ouais. Ça sent la lavande des champs, pas le bonbon. C’est une odeur herbacée, un peu camphrée, très relaxante. C’est parfait pour le soir. Ça embaume pas la chambre, mais quand tu l’appliques, tu le sens. C’est agréable. Si tu détestes la lavande, ils le font sûrement sans parfum.
Bref. Je suis conscient que ça a l’air un peu perché, comme démarche. Mettre du gras de bœuf sur sa peau. Mais en vrai, c’est juste un retour à une logique simple : on utilise ce qui nourrit, ce qui répare, sans fioritures. Ce baume au saindoux à la lavande, pour moi, c’est ça. C’est efficace, c’est honnête, et ça marche. Je vais finir ce pot, et j’en rachèterai un. Probablement directement sur cette même boutique Etsy, parce que bon, pourquoi changer ?
Si votre peau est capricieuse, surtout avec ce froid, et que vous en avez marre des promesses en l’air… peut-être que ça vaut le coup d’essayer. Juste pour voir. Moi, j’ai été surpris. Agréablement. Et maintenant, ma peau est contente. C’est déjà pas mal.
